Quelques chiffres..

Quelques chiffres..
En l'absence d'études et d'enquêtes françaises, nous avons recensé les informations et données internationales, partant du principe qu'aucune raison ne peut justifier une différence de résultats dans notre pays.


Les victimes


80% des victimes d'infractions sexuelles sont de sexe féminin.

20% des femmes et 7% des hommes subiront une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans.

45% des violences sexuelles concernent des enfants de moins de 9 ans.

Le risque relatif d'infractions sexuelles chez les handicapés est multiplié par 3 par rapport à la population générale.

50% des victimes d'inceste appartiendraient à des familles touchées par l'alcoolisme.


Les agresseurs


98% des agresseurs sexuels sont des hommes, âgés de moins de 18 ans pour 19% d'entre eux.

Dans 70 à 85% des cas, l'agresseur est connu de la victime.

72% des auteurs de violences sexuelles sur mineurs signalés sont des personnes de la famille mais 74% des personnes interrogées supposent que les violences sexuelles sont infligées aux enfants par des inconnus.


Troubles et conséquences


Troubles multiples : une étude du Comité de protection de la jeunesse canadienne sur les cas de 85 filles ayant subi l'inceste qui a été signalé, démontre que ces filles présentaient en moyenne huit sortes de problèmes, soit d'ordre familiaux (86%), psychologiques (85%), de relations sociales (49%), scolaires (46%), de nature sexuelle (34%), de délinquance (26%), de fugue (25%) et de santé (23%).

Troubles du sommeil :20 % à 30 % des enfants agressés sexuellement ont des problèmes reliés au sommeil


Anorexie - boulimie : 5 % à 20 % des enfants victimes éprouvent des difficultés reliées aux comportements alimentaires et à l'appétit. 50% des anorexiques et 75% des boulimiques interrogés font état d'agressions sexuelles dont ils auraient été victimes dans leur enfance.


Fugues et délinquance : des études relatives aux jeunes fugueurs et aux délinquants rapportent qu'entre 30 % et 55 % d'entre eux avaient été victimes d'agressions sexuelles. Les victimes d'inceste auraient tendance à quitter précocement la maison, avant 18 ans.


Les séquelles : qui ont cependant le plus été étudiées et dont on pense qu'elles ont le plus d'impact sont les perturbations psychologiques. Sgroi les définit ainsi : la culpabilité, la peur, la dépression, la perte d'estime de soi (60 et 87% des victimes d'inceste seraient modérément ou gravement affectées dans leur estime d'elles-mêmes) et les problèmes de sociabilité, la colère et l'hostilité refoulées, la diminution de l'aptitude à faire confiance à quelqu'un, la confusion des rôles, la pseudo-maturité, alliée à l'incapacité d'accomplir les activités de développement; des problèmes de maîtrise de soi et de contrôle.


Préjudice physique : le sondage national mené auprès des hôpitaux Canadiens par le Comité Badgley a permis de recueillir que plus de sept filles sur dix (71,9%) et près d'un garçon sur deux (47,4%) victimes d'agressions sexuelles avaient subi une pénétration ou une tentative de pénétration. D'après le résultat des examens médicaux, environ un enfant sur quatre (23,1%) avait besoin de soins médicaux pour des préjudices physiques ou des états pathologiques (qui n'étaient pas tous imputables à l'agression sexuelle).


Prostitution : entre 76 et 90% des femmes et des hommes prostitués ont des antécédents d'agressions sexuelles pendant leur enfance, le plus souvent de nature incestueuse .


Toxicomanie : 35 % des femmes ayant vécu l'inceste auraient des problèmes de drogues et d'alcool, comparativement à 5 % des femmes non agressées. Les femmes ayant été agressées sexuellement durant l'enfance risquent deux fois plus que les autres de prendre des somnifères et trois fois plus de recourir à des calmants.


Dépressions et suicides : les victimes d'infractions sexuelles sont 8 fois plus susceptibles que les «non victimes» de faire des tentatives de suicide et 5 fois plus susceptibles de faire une dépression nerveuse. Une étude auprès des femmes hospitalisées dans les services psychiatriques des hôpitaux de Toronto révèle que 90% d'entre elles ont vécu des agressions sexuelles ou physiques ou les deux durant leur enfance.


Maladies musculaires :90% des femmes atteintes de fybromyalgie auraient subi des agressions sexuelles, physiques ou psychologiques durant l'enfance, l'adolescence ou au début de l'age adulte


Revictimisation : les femmes exploitées sexuellement pendant leur enfance se retrouvent souvent dans des situations dangereuses ou dans des relations où elles sont exploitées. Il existe un lien étroit entre l'inceste et l'expérience ultérieure d'agression sexuelle, de violence conjugale ou d'autres formes de violence sexuelle.


Problèmes affectifs : une forte majorité des victimes d'inceste vivent difficilement leurs rapports avec les hommes, et environ 40% d'entre elles ne se sont jamais mariées.


L'automutilation : le nombre des victimes d'inceste présentant des gestes d'automutilations ( brûlures, entailles, coupures) atteint 58 % dans certaines études.


Beaucoup de victimes ignorent longtemps que ces troubles et conséquences peuvent être causés par l'inceste.


La justice


90 % des cas d'infractions sexuelles faites sur les enfants ne sont pas déclarées aux autorités

L'inceste constitue 20% des procès d'Assises en France.

64% des européens interrogés jugent la législation concernant les violences sexuelles sur enfants insuffisante.

91% des européens interrogés souhaitent l'application de peines plus sévères.


Les comportements


La torture jour après jour :85% des cas d'inceste durent plusieurs années . Ils sont toujours accompagnés de mauvais traitements psychologiques et souvent de violence physique.

Les appels au secours : 78 % des adolescents fugueurs déclarent des sévices de la part de leur parent dans l'année qui précède la fugue

La loi du silence : de 42,5% à 50% des personnes n'avaient jamais parlé des violences subies avant d'être interrogées.

Le déni : jusqu'à 50% des victimes ne se souviennent d'avoir été exploitées qu'après plusieurs années. Ce souvenir est généralement éveillé par un élément de la vie adulte.

Le rejet : il existe bien souvent une complicité familiale, la mère hésitant à briser son ménage, ou résistant difficilement à l'emprise de son mari. Dans les dictatures familiales, il y a souvent rejet de l'enfant par la mère.

La révélation :50% parlent des violences qu'ils subissent avec des amis ou ceux qui prennent soin d'eux (en général leur mère).


Sources :site internet Aivi

# Posté le vendredi 07 novembre 2008 05:41

ABUS D'ENFANTS: PHYSIQUES,SEXUELS,PSYCHOLOGIQUE ET EMOTIONELS

ABUS D'ENFANTS: PHYSIQUES,SEXUELS,PSYCHOLOGIQUE ET EMOTIONELS
Abus d'enfants : symptomes


Bien que ces symptomes ne permettent pas d'établir avec exactitude qu'un enfant a été abusé,ils peuvent néanmoins permettrent aux adultes de remarquer que quelque chose ne va pas.La possibilité d'un abus doit être exploré si un enfant laisse apparaître certains de ces symptomes,ou l'un d'entre eux à un certain degré.




Abus sexuels


- Montre trop d'affection,ou fait preuve de connaissances sur la sexualité innapropriées à l'âge de l'enfant
- Problèmes médicales : tels que des démangaisons chroniques,des douleurs dans les parties génitales,ou des maladies vénériennes
- Des réactions extrêmes tels que dépression,auto-mutilation, tentatives de suicides,fugues, overdoses ou troubles du comportement alimentaire
- Des changements de la personnalité tels qu'un sentiment d'insécurité ou un refus d'être laissé seul
- Une régression a des comportements plus infantiles,tels que sucer son pouce ou ressortir des peluches
- Un soudain manque d'appétit ou,au contraire,un appétit excessif
- Isolation
- Problèmes de concentration
- Manque de confiance ou peur vis-à-vis d'une personne qu'il connait bien,tel que le refus de rester seul avec une personne en particulier
- Réapparition de « pipi au lit » et cauchemars
- S'inquiéter lorsqu'on lui enlève un vêtement
- Apparition soudaine de sexualité explicite sur ses dessins
- Fait tout pour être sage,supporte mal les critiques



Abus physique



- Des blessures et des bleues récurrents qui restent inexpliqués
- Des explications incohérentes ou un refus d'expliquer les blessures
- Porter des vêtements pour couvrir les blessures,y compris lors de grosse chaleur
- Refus de se déshabiller pour le sport
- Fugues à répétition
- Peur d'examen médicaux
- Tendances auto-destructives
- Agression envers les autres
- Peur du contact physique,retrait lorsqu'on tente de l'approcher
- Admettre qu'il a été puni (mais la punition est excessive)
- Peur que l'agresseur soit averti

Abus Emotionnels


- Retard de développement physique,mental et émotionnel
- Apparition soudaine de difficultés d'élocution
- Auto-dépréciation constante(je suis nul,je suis moche,etc)
- Réaction disproportionnés aux erreurs
- Peur extrême de tout changement de situation
- Réponse innapropriée à la douleur (je le mérite)
- Comportement nevrotique
- Passage d'extrême passivité a extreme agressivité



Négligence



- Faim constante
- Mauvaise hygiène personnel
- Fatigue constante
- Piteux état vestimentaire
- Maigreur extrême
- Problèmes médicales non soignés
- Absence de relations sociales
- Recherche de nourriture dans les ordures
- Tendances auto-destructrices



Supection d'abus


Si vous suspectez des abus sur un enfant vous devez demander conseil à la police ou aux services sociaux.Il est préférable que vous vous identifiez et que vous donniez des détails.Cependant,si vous vous sentez en doute et que vous souhaitez d'abord aborder ceci annonymement vous pouvez appeler le 119 (ALLO ENFANCE MALTRAITEE) où vous pourrez en discuter .

En sachant à quel point des abus sont destructeurs pour un enfant,il est de la responsabilité des adultes de s'assurer que cela cessent :


Si un enfant évoque avec vous les abus,vous devez :


- Restez calme et rassurez le
- Trouvez un lieu calme pour pouvoir en discuter avec lui
- Ne remettez jamais en doute la parole de l'enfant
- Ecoutez,mais n'exigez pas de plus amples informations si il ne souhaite pas en dire plus
- Dites à l'enfant qu'il a bien fait de vous en parlez
- Si cela peut aider l'enfant,dites lui que c'est l'agresseur qui a un problème
- Dites lui que vous ferez de votre mieux pour le protéger et le soutenir
- Si nécessaire,recherchez une aide médicale et contactez les services sociaux et/ou la police
- Si l'enfant en a parlé à d'autres adultes,contactez ces personnes.Ils pourront peut –être vous aider.
- Essayez de savoir si cet évènement a pu altérer le comportement de l'enfant à l'école,il peut être avisé de prendre contact avec la maîtresse/maître de l'enfant,l'infirmière scolaire ou la directrice de l'établissement
- Soyez conscients que l'enfant peut ressentir de la colère,de la peur ou de la culpabilité par rapport à ce qui s'est passé.Vous devez l'assurer qu'il n'est en aucun cas responsable.
- Il peut être préférable de faire appel à une aide psychologique







Source: traduit de l'anglais sur Kidscape.org
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# Posté le mercredi 15 octobre 2008 06:43

Ce que dit la loi....

Ce que dit la loi....


QU'EST CE QU'UN ABUS SEXUEL ?

On distingue trois types d'infractions: l'agression sexuelle à proprement dite, l'atteinte sexuelle et le viol.


1. L'agression sexuelle

« Constitue une agression sexuelle, toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise ». (article 222-22 du Code pénal)

L'agression sexuelle est punie d'une peine de cinq ans d'emprisonnement et de 75 000 euros d'amende.


2. L'atteinte sexuelle

« Le fait, par un majeur, d'exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d'un mineur de quinze ans. » (article 227-25 du Code pénal)
L'infraction d'atteinte sexuelle est constituée même si elle est commise sans violence, ni contrainte dès lors que la victime est un mineur de moins de 15 ans.
En revanche, si la victime est âgée de 15 à 18 ans, pour que l'infraction soit constituée, elle doit être commise avec violence, contrainte, menace ou surprise.
La peine encourue est de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende.
La répression de l'atteinte sexuelle peut être aggravée lorsqu'elle est commise par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, par une personne abusant de l'autorité que lui confère ses fonctions, par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice ainsi que lorsqu'elle s'accompagne de rémunération.
Les tiers ayant abusé de l'autorité que leur confèrent leurs fonctions sur un mineur âgé de plus de quinze ans peuvent également faire l'objet de sanctions (article 227-25 du Code pénal).


3. Le viol:

"Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol." (articles 222-23 et suivants du Code pénal)
La peine encourue peut aller jusqu'à quinze ans de réclusion criminelle.
L'article 222-24 du Code pénal précise les critères d'aggravation de la peine encourue pour viol: « Le viol est puni de vingt ans de réclusion criminelle :
lorsqu'il a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente
lorsqu'il est commis sur un mineur de quinze ans
lorsqu'il est commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de l'auteur
lorsqu'il est commis par un ascendant naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime
lorsqu'il est commis par une personne qui abuse de l'autorité que lui confèrent ses fonctions
lorsqu'il est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d'auteur ou de complice
lorsqu'il est commis avec usage ou menace d'une arme.
lorsque la victime a été mise en contact avec l'auteur des faits grâce à l'utilisation, pour la diffusion de messages à destination d'un public non déterminé, d'un réseau de télécommunication
lorsqu'il a été commis à raison de l'orientation sexuelle de la victime »
Le viol est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu'il a entraîné la mort de la victime (article 222-25 du code pénal).
Le viol est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu'il est accompagné d'actes de barbarie avec une période de sûreté pouvant aller jusqu'à vingt-deux ans (article 132-23 du code pénal).


QUE FAIRE?


Il est nécessaire de parler pour vous faire aider.

Rendez vous au plus vite à la gendarmerie ou au commissariat pour déposer plainte et conserver un maximum de preuves de votre agression. Vous irez consulter un médecin qui fera des constatations.
Votre agresseur a sans doute laissé des preuves sur votre corps : un relevé d'ADN pourra donc être effectué, à partir de spermatozoïdes, ou d'un fragment de peau, de sang ou de cheveux de l'auteur. Ces constatations sont essentielles, que l'auteur soit inconnu ou non.
Une aide psychologique sera à votre disposition pour vous aider à affronter la procédure pénale et à vous reconstruire..
Si l'auteur est connu, ou retrouvé, il sera vraisemblablement placé en garde à vue, afin de tenter d'obtenir ses aveux.

Si les faits sont graves, un juge d'instruction sera saisi du dossier, et l'auteur sera jugé devant la Cour d'Assises.

Pour les faits les moins graves, l'enquête de police s'effectuera sous le contrôle du Procureur de la République, et l'auteur sera jugé rapidement par le Tribunal correctionnel.

La victime mineure

La loi prévoit une protection particulière d'un mineur, victime d'un viol, d'agression, atteinte ou violences sexuelles.

Dès sa première audition par la police, le mineur pourra être assisté ou à tout le moins préparé à l'entretien, par un psychologue ou d'un médecin spécialiste de l'enfance.

# Posté le dimanche 13 avril 2008 09:17

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 12:48

Auto-mutilation



Définition

L'automutilation, c'est le fait de se blesser volontairement. C'est donc quelque chose que l'on fait seul, et sans intervention d'un tiers.
Par blesser, on entend se faire mal au point de laisser des marques corporelles qui restent plusieurs dizaines de minutes au moins. La méthode la plus utilisée est de se couper, mais ce n'est pas la seule, et la définition inclut aussi les coups, brûlures et bien d'autres types d'atteintes corporelles.

Les gens qui ressentent le besoin d'agir ainsi le font généralement afin de se débarrasser de sentiments trop violents ou négatifs. Il peut s'agir de tristesse ou de colère, envers soi ou non, ou de culpabilité (et alors la blessure devient souvent punition) ou même de sentiments positifs. La sensation de vide, parfois conséquence de la dissociation, peut aussi mener à l'automutilation, qui a alors pour but de "ramener à la réalité".
A plus ou moins long terme, ce comportement peut amener à une sorte d'addiction : la blessure devient la réponse immédiate et logique à une situation difficile psychologiquement.

Par contre, on ne peut pas parler d'automutilation si la personne se fait mal dans un but esthétique, sexuel (masochisme), religieux ou spirituel, ou social (rituels d'acceptation dans certaines sociétés, envie de se faire remarquer, mode, etc).



Population


L'automutilation touche principalement les filles (67 à 97% selon les études), les plus concernés sont les adolescents et les jeunes adultes.

Les diagnostics généralement associés sont la dépression et le trouble borderline. On remarque également que les tendances suicidaires et les troubles du comportement alimentaire sont assez fréquents parmis ceux qui s'automutilent.

Les causes sont difficiles à déterminer et varient largement d'une personne à l'autre. On note tout de même deux facteurs principaux, mais loin d'être systématiques : nombreux sont ceux qui ont subis des abus sexuels ou des invalidations. Par invalidations, on entend ici le fait d'être critiqué ouvertement, de ne pas avoir été encouragé, d'avoir été souffre-douleur ou tout autre comportement d'autrui qui nuit directement à l'estime de soi.




Aide[/s]





Se blesser volontairement, ce n'est pas anodin, c'est grave. Mais ce n'est pas fait pour rien. L'automutilation joue un rôle, elle aide, aussi anormal que cela puisse paraître. Et c'est peut-être ça le plus dur pour celui qui veut s'en sortir : il prend l'habitude de recourir à ce moyen face à certaines situations trop dures. Parfois même sans déclencheur particulier, parce que c'est le quotidien qui ne convient pas.
Et donc il ressent un besoin de se faire mal, de recommencer. On peut presque comparer l'automutilation à une drogue : c'est mauvais, mais c'est comme un besoin, c'est dur d'arrêter, et pour beaucoup de personnes s'installe un phénomène comparable à l'accoutumance, avec une augmentation du nombre, de la fréquence ou de la gravité des blessures. Parce qu'au fond, les problèmes ne sont pas résolus, juste repoussés. Sur le moment la blessure ne joue que le rôle d'aide ponctuelle, malgré les conséquences plus graves qu'elle entraîne.


Travail sur soi


Assez souvent, on s'aperçoit que les personnes concernées par l'automutilation ont du mal à gérer leur sentiments et à les reconnaître. Il leur est difficile d'exprimer ce qu'elles ressentent. Une première piste pour s'en sortir peut donc être d'apprendre à dire ce qui est ressenti, ou de l'écrire. Trouver des mots, ne pas se contenter d'un "je vais mal" ou d'un "ça ne va pas", mais aller au-delà. Savoir si c'est de l'angoisse ou de la tristesse par exemple, et ce qui a déclenché cette crise. Prendre conscience de ce qui se passe.

Le problème de fond, les "causes" globales et non ponctuelles, est souvent inconnu. On réalise rarement pourquoi ça ne va pas, pourquoi on en est arrivé là. Qu'on l'aie oublié ou qu'on ne réalise pas l'importance de certains facteurs dans notre vie, c'est quand même de manière plus générale qu'il faut aborder le problème. Passer une crise sans se faire mal ou même arrêter complètement de se blesser, ça ne suffit souvent pas à aller bien. L'automutilation n'est au fond qu'un symptôme.


Aide extérieure


Le moyen le plus efficace d'aller mieux est généralement de faire une thérapie. Il existe de nombreux type de thérapies qui ne seront pas détaillées sur ce site. Sachez néanmoins choisir celle qui vous convient, et n'hésitez pas à changer de thérapeute s'il ne vous convient pas. Beaucoup de personnes ont des réticences ou des à-priori, souvent injustifiés, sur le fait d'aller voir un spécialiste. Etre suivi par un thérapeute ou un psychiatre n'est pas un signe de folie, et tout le monde peut avoir besoin un jour d'un soutien extérieur.

De la même manière, les traitements médicamenteux sont une aide certaine dans bien des cas. Ils ne résolvent en rien les problèmes de fond, ni ne changent la personnalité. Il faut plutôt les considérer comme une béquille, ils réduisent le mal-être, la fatigue, les tendances suicidaires, et autres, permettant ainsi de consacrer toute son énergie à la guérison en elle-même.
Les medicaments ne sont donc pas suffisants et doivent être utilisés en complément d'une thérapie ou d'une autre forme de soutien.

Un soutien très important est évidemment celui des proches. Famille, amis ou même professeur, il est toujours essentiel de pouvoir parler, être compris ou tout simplement de se savoir épaulé.



Soins



Les informations présentées ici ne dispensent en rien d'aller voir un médecin. Elle sont disponibles pour la personne qui s'est fait mal et qui ne peut/veut pas chercher de l'aide auprès d'un médecin ou d'un proche, dans le but de minimiser les dangers et les séquelles.


Coupures


Un des premiers risques lié aux coupures est l'hémorragie. Si vous n'arrivez pas à arrêter le saignement, appuyez sur la plaie avec un tissu et gardez la blessure au dessus du niveau de votre coeur, le tout dix minutes sans interruption. Vérifiez ensuite : si le saignement ne s'est pas arrêté, rendez-vous aux urgences.

Pour éviter les infections, nettoyez la plaie avec un antiseptique local (la bétadine est généralement recommandée). Ne mettez pas d'alcool. Gardez la blessure sous un pansement ou bandage que vous changerez deux fois par jour. Il est préférable pour la cicatrisation de laisser la plaie humide (par exemple avec de la vaseline).
Si les alentours de la blessure deviennent rouges ou chaud, ou que vous avez de la fièvre, ça s'est probablement infecté, allez voir un médecin.

Si les bords de la blessure ne se touchent pas, il est probablement nécessaire de vous faire recoudre. Si la blessure n'est pas assez importante ou que vous ne voulez/pouvez pas vous rendre chez le médecin, appliquez des sutures cutanées (ou strips) que l'on peut trouver en pharmacie. Elles vous permettront de resserrer les bords de la plaie (lisez la notice). C'est essentiel pour diminuer le risque d'infection, et améliorer la cicatrisation.
Des critères indicatifs pour savoir si des points de sutures sont requis : la coupure n'arrète pas de saigner, ou fait plus d'un centimètre sur les mains, le visage ou les pieds, ou est "ouverte" (on peut voir la graisse/le muscle dessous). Si la plaie a plus de 8 heures, il est probable que les médecins refuseront de suturer.

Buvez beaucoup afin de remplacer les fluides perdus par les blessures. Si vous sentez que "ça tourne" quand vous vous levez, votre tension peut être trop basse. Consultez un médecin.
Egalement, la perte de sang peut provoquer une anémie (manque de globule rouge). Le principal symptôme est la fatigue.


Brûlures

Les brûlures du premier degré causent des rougeurs de la peau. Elles peuvent généralement être soignées sans aide médicale. Passer la zone touchée sous l'eau froide pendant au moins 5 minutes.
Les brûlures du second degré sont celles qui causent des cloques. Là aussi, passer longtemps sous l'eau froide après la brûlure, et éviter de crever les cloques. Couvrir d'une gaze.
En cas de brûlure au troisième degré, la peau blanchit. Il ne faut surtout pas mettre de corps gras sur la blessure. Voir un médecin, surtout si la zone est plus grande que la paume de la main. Immédiatement si la zone touchée est très importante. Les risques d'infection sont très importants. De telles brûlures peuvent nécessiter des greffes de peau.


En cas d'urgence


France,numéros gratuits et anonymes:

Fil Santé Jeunes 0800 235 236
Enfances Et Partages 0800 05 1234
Allo Enfance maltraitée 119
Drogue Alcool Tabac Info Service 0800 231 313 ou 113
Jeunes Violence Écoute 0800 20 22 23

numéros payants :

Urgence Psychiatrique 01.45.65.30.00
SOS Amitié 01 42 96 26 26 (Il en existe dans toutes les villes, ils pourront vous donner le numéro du plus proche de chez vous si vous le souhaitez)
SOS Dépression 01 40 47 95 95
SOS Suicide Phénix écoute 01 40 44 46 45







Source: "Automutilation:blessures secrètes.".


# Posté le vendredi 11 avril 2008 04:46

Modifié le mercredi 17 septembre 2008 13:13

Conséquences de l'inceste


Conséquence répandues de l'inceste



-sentiment de honte, perte de l'estime de soi.
-être souvent confuse, mêlée
-se sentir sale
-pleurer tout le temps
-ne pas croire à l'importance de ses émotions
-perfectionnisme
-ne pas se fier à ses intuitions et ses sentiments
-se sentir inconfortable quand tout va bien
-se sentir enragée souvent
-sentiment d'impuissance
-percevoir son corps comme affreux
-anorexie-boulimie
-drogue, alcool
-vol à l'étalage
-se sentir engourdie
-être dans la lune fréquemment
-maladie psychopathique
-maladie mentale
-peur de l'abandon
-relations intimes difficiles: amour, amitié
-sentir qu'on ne mérite pas d'être aimé
-éviter le sexe
-hyperactivité sexuelle
-prostitution, délinquance
-ne pas se respecter
-difficulté à garder un emploi
-difficulté à dire non
-extrêmement influençable
-difficulté à donner de l'affection
-avoir peur de l'autorité
-ne pas être capable de travailler
-commencer des choses sans les terminer
-cauchemars
-obsessions
-phobies
-hallucinations auditives
-Idées suicidaires, dépression, isolement
-Comportements auto-destructeurs (auto-mutilation...)
-Etat de stress post-traumatique (agitation, agressivité, évitements externes, évitements internes et dissociation,
flash-backs, souvenirs intrusifs,...)

# Posté le dimanche 30 mars 2008 10:00

Modifié le mardi 14 octobre 2008 14:11