En l'absence d'études et d'enquêtes françaises, nous avons recensé les informations et données internationales, partant du principe qu'aucune raison ne peut justifier une différence de résultats dans notre pays.
Les victimes
80% des victimes d'infractions sexuelles sont de sexe féminin.
20% des femmes et 7% des hommes subiront une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans.
45% des violences sexuelles concernent des enfants de moins de 9 ans.
Le risque relatif d'infractions sexuelles chez les handicapés est multiplié par 3 par rapport à la population générale.
50% des victimes d'inceste appartiendraient à des familles touchées par l'alcoolisme.
Les agresseurs
98% des agresseurs sexuels sont des hommes, âgés de moins de 18 ans pour 19% d'entre eux.
Dans 70 à 85% des cas, l'agresseur est connu de la victime.
72% des auteurs de violences sexuelles sur mineurs signalés sont des personnes de la famille mais 74% des personnes interrogées supposent que les violences sexuelles sont infligées aux enfants par des inconnus.
Troubles et conséquences
Troubles multiples : une étude du Comité de protection de la jeunesse canadienne sur les cas de 85 filles ayant subi l'inceste qui a été signalé, démontre que ces filles présentaient en moyenne huit sortes de problèmes, soit d'ordre familiaux (86%), psychologiques (85%), de relations sociales (49%), scolaires (46%), de nature sexuelle (34%), de délinquance (26%), de fugue (25%) et de santé (23%).
Troubles du sommeil :20 % à 30 % des enfants agressés sexuellement ont des problèmes reliés au sommeil
Anorexie - boulimie : 5 % à 20 % des enfants victimes éprouvent des difficultés reliées aux comportements alimentaires et à l'appétit. 50% des anorexiques et 75% des boulimiques interrogés font état d'agressions sexuelles dont ils auraient été victimes dans leur enfance.
Fugues et délinquance : des études relatives aux jeunes fugueurs et aux délinquants rapportent qu'entre 30 % et 55 % d'entre eux avaient été victimes d'agressions sexuelles. Les victimes d'inceste auraient tendance à quitter précocement la maison, avant 18 ans.
Les séquelles : qui ont cependant le plus été étudiées et dont on pense qu'elles ont le plus d'impact sont les perturbations psychologiques. Sgroi les définit ainsi : la culpabilité, la peur, la dépression, la perte d'estime de soi (60 et 87% des victimes d'inceste seraient modérément ou gravement affectées dans leur estime d'elles-mêmes) et les problèmes de sociabilité, la colère et l'hostilité refoulées, la diminution de l'aptitude à faire confiance à quelqu'un, la confusion des rôles, la pseudo-maturité, alliée à l'incapacité d'accomplir les activités de développement; des problèmes de maîtrise de soi et de contrôle.
Préjudice physique : le sondage national mené auprès des hôpitaux Canadiens par le Comité Badgley a permis de recueillir que plus de sept filles sur dix (71,9%) et près d'un garçon sur deux (47,4%) victimes d'agressions sexuelles avaient subi une pénétration ou une tentative de pénétration. D'après le résultat des examens médicaux, environ un enfant sur quatre (23,1%) avait besoin de soins médicaux pour des préjudices physiques ou des états pathologiques (qui n'étaient pas tous imputables à l'agression sexuelle).
Prostitution : entre 76 et 90% des femmes et des hommes prostitués ont des antécédents d'agressions sexuelles pendant leur enfance, le plus souvent de nature incestueuse .
Toxicomanie : 35 % des femmes ayant vécu l'inceste auraient des problèmes de drogues et d'alcool, comparativement à 5 % des femmes non agressées. Les femmes ayant été agressées sexuellement durant l'enfance risquent deux fois plus que les autres de prendre des somnifères et trois fois plus de recourir à des calmants.
Dépressions et suicides : les victimes d'infractions sexuelles sont 8 fois plus susceptibles que les «non victimes» de faire des tentatives de suicide et 5 fois plus susceptibles de faire une dépression nerveuse. Une étude auprès des femmes hospitalisées dans les services psychiatriques des hôpitaux de Toronto révèle que 90% d'entre elles ont vécu des agressions sexuelles ou physiques ou les deux durant leur enfance.
Maladies musculaires :90% des femmes atteintes de fybromyalgie auraient subi des agressions sexuelles, physiques ou psychologiques durant l'enfance, l'adolescence ou au début de l'age adulte
Revictimisation : les femmes exploitées sexuellement pendant leur enfance se retrouvent souvent dans des situations dangereuses ou dans des relations où elles sont exploitées. Il existe un lien étroit entre l'inceste et l'expérience ultérieure d'agression sexuelle, de violence conjugale ou d'autres formes de violence sexuelle.
Problèmes affectifs : une forte majorité des victimes d'inceste vivent difficilement leurs rapports avec les hommes, et environ 40% d'entre elles ne se sont jamais mariées.
L'automutilation : le nombre des victimes d'inceste présentant des gestes d'automutilations ( brûlures, entailles, coupures) atteint 58 % dans certaines études.
Beaucoup de victimes ignorent longtemps que ces troubles et conséquences peuvent être causés par l'inceste.
La justice
90 % des cas d'infractions sexuelles faites sur les enfants ne sont pas déclarées aux autorités
L'inceste constitue 20% des procès d'Assises en France.
64% des européens interrogés jugent la législation concernant les violences sexuelles sur enfants insuffisante.
91% des européens interrogés souhaitent l'application de peines plus sévères.
Les comportements
La torture jour après jour :85% des cas d'inceste durent plusieurs années . Ils sont toujours accompagnés de mauvais traitements psychologiques et souvent de violence physique.
Les appels au secours : 78 % des adolescents fugueurs déclarent des sévices de la part de leur parent dans l'année qui précède la fugue
La loi du silence : de 42,5% à 50% des personnes n'avaient jamais parlé des violences subies avant d'être interrogées.
Le déni : jusqu'à 50% des victimes ne se souviennent d'avoir été exploitées qu'après plusieurs années. Ce souvenir est généralement éveillé par un élément de la vie adulte.
Le rejet : il existe bien souvent une complicité familiale, la mère hésitant à briser son ménage, ou résistant difficilement à l'emprise de son mari. Dans les dictatures familiales, il y a souvent rejet de l'enfant par la mère.
La révélation :50% parlent des violences qu'ils subissent avec des amis ou ceux qui prennent soin d'eux (en général leur mère).
Sources :site internet Aivi
Les victimes
80% des victimes d'infractions sexuelles sont de sexe féminin.
20% des femmes et 7% des hommes subiront une agression sexuelle avant l'âge de 18 ans.
45% des violences sexuelles concernent des enfants de moins de 9 ans.
Le risque relatif d'infractions sexuelles chez les handicapés est multiplié par 3 par rapport à la population générale.
50% des victimes d'inceste appartiendraient à des familles touchées par l'alcoolisme.
Les agresseurs
98% des agresseurs sexuels sont des hommes, âgés de moins de 18 ans pour 19% d'entre eux.
Dans 70 à 85% des cas, l'agresseur est connu de la victime.
72% des auteurs de violences sexuelles sur mineurs signalés sont des personnes de la famille mais 74% des personnes interrogées supposent que les violences sexuelles sont infligées aux enfants par des inconnus.
Troubles et conséquences
Troubles multiples : une étude du Comité de protection de la jeunesse canadienne sur les cas de 85 filles ayant subi l'inceste qui a été signalé, démontre que ces filles présentaient en moyenne huit sortes de problèmes, soit d'ordre familiaux (86%), psychologiques (85%), de relations sociales (49%), scolaires (46%), de nature sexuelle (34%), de délinquance (26%), de fugue (25%) et de santé (23%).
Troubles du sommeil :20 % à 30 % des enfants agressés sexuellement ont des problèmes reliés au sommeil
Anorexie - boulimie : 5 % à 20 % des enfants victimes éprouvent des difficultés reliées aux comportements alimentaires et à l'appétit. 50% des anorexiques et 75% des boulimiques interrogés font état d'agressions sexuelles dont ils auraient été victimes dans leur enfance.
Fugues et délinquance : des études relatives aux jeunes fugueurs et aux délinquants rapportent qu'entre 30 % et 55 % d'entre eux avaient été victimes d'agressions sexuelles. Les victimes d'inceste auraient tendance à quitter précocement la maison, avant 18 ans.
Les séquelles : qui ont cependant le plus été étudiées et dont on pense qu'elles ont le plus d'impact sont les perturbations psychologiques. Sgroi les définit ainsi : la culpabilité, la peur, la dépression, la perte d'estime de soi (60 et 87% des victimes d'inceste seraient modérément ou gravement affectées dans leur estime d'elles-mêmes) et les problèmes de sociabilité, la colère et l'hostilité refoulées, la diminution de l'aptitude à faire confiance à quelqu'un, la confusion des rôles, la pseudo-maturité, alliée à l'incapacité d'accomplir les activités de développement; des problèmes de maîtrise de soi et de contrôle.
Préjudice physique : le sondage national mené auprès des hôpitaux Canadiens par le Comité Badgley a permis de recueillir que plus de sept filles sur dix (71,9%) et près d'un garçon sur deux (47,4%) victimes d'agressions sexuelles avaient subi une pénétration ou une tentative de pénétration. D'après le résultat des examens médicaux, environ un enfant sur quatre (23,1%) avait besoin de soins médicaux pour des préjudices physiques ou des états pathologiques (qui n'étaient pas tous imputables à l'agression sexuelle).
Prostitution : entre 76 et 90% des femmes et des hommes prostitués ont des antécédents d'agressions sexuelles pendant leur enfance, le plus souvent de nature incestueuse .
Toxicomanie : 35 % des femmes ayant vécu l'inceste auraient des problèmes de drogues et d'alcool, comparativement à 5 % des femmes non agressées. Les femmes ayant été agressées sexuellement durant l'enfance risquent deux fois plus que les autres de prendre des somnifères et trois fois plus de recourir à des calmants.
Dépressions et suicides : les victimes d'infractions sexuelles sont 8 fois plus susceptibles que les «non victimes» de faire des tentatives de suicide et 5 fois plus susceptibles de faire une dépression nerveuse. Une étude auprès des femmes hospitalisées dans les services psychiatriques des hôpitaux de Toronto révèle que 90% d'entre elles ont vécu des agressions sexuelles ou physiques ou les deux durant leur enfance.
Maladies musculaires :90% des femmes atteintes de fybromyalgie auraient subi des agressions sexuelles, physiques ou psychologiques durant l'enfance, l'adolescence ou au début de l'age adulte
Revictimisation : les femmes exploitées sexuellement pendant leur enfance se retrouvent souvent dans des situations dangereuses ou dans des relations où elles sont exploitées. Il existe un lien étroit entre l'inceste et l'expérience ultérieure d'agression sexuelle, de violence conjugale ou d'autres formes de violence sexuelle.
Problèmes affectifs : une forte majorité des victimes d'inceste vivent difficilement leurs rapports avec les hommes, et environ 40% d'entre elles ne se sont jamais mariées.
L'automutilation : le nombre des victimes d'inceste présentant des gestes d'automutilations ( brûlures, entailles, coupures) atteint 58 % dans certaines études.
Beaucoup de victimes ignorent longtemps que ces troubles et conséquences peuvent être causés par l'inceste.
La justice
90 % des cas d'infractions sexuelles faites sur les enfants ne sont pas déclarées aux autorités
L'inceste constitue 20% des procès d'Assises en France.
64% des européens interrogés jugent la législation concernant les violences sexuelles sur enfants insuffisante.
91% des européens interrogés souhaitent l'application de peines plus sévères.
Les comportements
La torture jour après jour :85% des cas d'inceste durent plusieurs années . Ils sont toujours accompagnés de mauvais traitements psychologiques et souvent de violence physique.
Les appels au secours : 78 % des adolescents fugueurs déclarent des sévices de la part de leur parent dans l'année qui précède la fugue
La loi du silence : de 42,5% à 50% des personnes n'avaient jamais parlé des violences subies avant d'être interrogées.
Le déni : jusqu'à 50% des victimes ne se souviennent d'avoir été exploitées qu'après plusieurs années. Ce souvenir est généralement éveillé par un élément de la vie adulte.
Le rejet : il existe bien souvent une complicité familiale, la mère hésitant à briser son ménage, ou résistant difficilement à l'emprise de son mari. Dans les dictatures familiales, il y a souvent rejet de l'enfant par la mère.
La révélation :50% parlent des violences qu'ils subissent avec des amis ou ceux qui prennent soin d'eux (en général leur mère).
Sources :site internet Aivi